One day the sadness will end nous emmène au village dans lequel j’ai grandi : Tavannes, qui est à mes yeux un petit village normal et ennuyeux où rien ne s’y passe.
Les personnages que je photographie sont les derniers de mes proches qui vivent toujours là-bas et qui sont attachés à ce lieu. Ils sont les raisons qui me font retourner dans le village de mes origines. Mes photographies ne sont pas de simples portraits, à travers eux, j’évoque le malaise que je ressens quand je suis là-bas. Je dresse ainsi, à travers des photographies de personnes, le portrait du village, tel que je le vois.

Ma série montre des personnes dans des lieux bien spécifiques à leur vie et différents les uns des autres. Chaque sujet est présenté dans son propre monde, vase clos qu’il est censé totalement maîtriser. En pleine activité, chaque individu est comme figé, rattrapé par un sentiment de tristesse, d’ennui qui contre balance avec cette idée d’univers contrôlé.

One day the sadness will end reprend une phrase de la femme à la bûche, la «prophétesse» de la série Twin Peaks de David Lynch qui, avec sa palette de personnages tous lié par un secret, constitue une référence importante de ce travail. Twin Peaks est à la base une petite ville tranquille, voire ennuyante où des choses étranges arrivent soudainement, comme pour lui conférer de l’importance.

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